jeudi 11 août 2016

Jour de colère


16 h. 



18 h 30. 






20h. 





Dès l'heure du goûter, ainsi, une très étrange lumière dorée nimbait toute chose ; je m'avise après coup que de midi à quatorze heures je m'étais employé à rechercher des Dies Iræ dans la musique de Liszt (il y en a plein), prélude approprié à cette ambiance de fin du monde. Abstraction faite d'une pluie de cendres (charmante danse pourtant, sur les ailes du mistral, de ces particules de garrigue), d'un air âcre et malsain et d'une odeur désagréable, une contre-performance pour les fameuses herbes de Provence, c'est très beau, l'apocalypse (mais ce n'est pas vraiment une révélation). Un pic de beauté méphitique fut bien sûr franchi quand vint le crépuscule — un régal pour yeux irrités que cet incendie au carré. 







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