mardi 2 janvier 2018

Rêverie calendaire #118








L'année n'a que deux jours et on nage déjà en pleine science-fiction, la vérité est déjà ailleurs, ça n'a pas traîné : c'est un 2 janvier, en 1860, qu'est annoncée la découverte, par un astronome amateur, d'une nouvelle planète, Vulcain, plus proche encore du Soleil que Mercure ; forgée de toutes pièces pour justifier une anomalie dans l'orbite de ladite Mercure, son existence ne fut réfutée qu'en 1916, par Einstein ; pas plus de Vulcain que de beurre au cul ; des romanciers, des scénaristes continuèrent pourtant, des décennies durant, d'y placer des intrigues, des colonies, des indigènes, elle avait quand même existé pendant cinquante-six ans et l'imaginaire collectif mettrait un temps égal à digérer la nouvelle.

C'est également un 2 janvier, en 1920, que naquit à Brooklyn Isaac Asimov, très prolifique auteur de SF (notamment, mais il aborda d'autres genres) et père des trois célèbres lois de la robotique ; six ans et quelques mois après naissait alors, à Aix-en-Provence, le très prolifique auteur de SF (notamment, mais etc.) Henri-René Guieu, dit Jimmy, que la France entière put voir travailler du chapeau, à la fin des années 80, sur des plateaux de télévision, le polygraphe aixois soutenant mordicus qu'une race extraterrestre et malveillante, les Petits-Gris, avait conquis la Terre, en tirait les ficelles ; le 2 janvier 1959, cinq ans après la parution de son premier ouvrage pseudo-documentaire, Les soucoupes volantes viennent d'un autre monde, avait été lancé, depuis le Cosmodrome de Baïkonour, le premier objet d'origine humaine qui échappât à l'attraction terrestre, une sonde baptisée Luna 1 ; on attend toujours la réciproque ; Jimmy Guieu, quant à lui, mourut le 2 janvier 2000 ; il transitait ainsi moins de quarante-huit heures dans le futur futurisant que ce changement de millénaire avait longtemps symbolisé ; ce n'est pas la déception qui le tua, toutefois, mais un cancer.




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